Narcisse et coquelicot

de Claudine Reniers
ISBN: 978-2-37916-639-6

17,00

Narcisse et Coquelicot, pétales sur les pas d’une rencontre, est un bouquet noué par une âme d’enfant qui découvre une maman de cœur… surgie au lendemain du décès de sa mère, une mère qui ne savait pas aimer. Toi qui ressemblais tant à maman, mais qui m’aimais… Oh toi dont les mots pétillaient, et qui m’as transfusé ta joie du langage. Voilà ce qui a jailli, saison après saison, cet amour enfantin qui pouvait enfin se fixer, et se transcrire en mots d’adulte, ces mots qui manquent souvent à l’enfant qui offre son cœur.

Catégorie : Product ID: 20151

Narcisse et Coquelicot, pétales sur les pas d’une rencontre, est un bouquet noué par une âme d’enfant qui découvre une maman de cœur… surgie au lendemain du décès de sa mère, une mère qui ne savait pas aimer. Toi qui ressemblais tant à maman, mais qui m’aimais… Oh toi dont les mots pétillaient, et qui m’as transfusé ta joie du langage. Voilà ce qui a jailli, saison après saison, cet amour enfantin qui pouvait enfin se fixer, et se transcrire en mots d’adulte, ces mots qui manquent souvent à l’enfant qui offre son cœur.

Au midi de l’aventure de sa vie, Claudine Reniers, comme de trop nombreux êtres humains, trimbale avec elle des malles surchargées de souffrances d’enfance. Cela fait quelques années maintenant qu’elle en a pris conscience et cherche à s’en dépêtrer, pour atteindre une fin de vie davantage faite de légèreté et de sérénité intérieure. Son chemin, c’est de les comprendre pour les dépasser et, dans ce parcours, les livres sont ses meilleurs alliés. L’accompagnent aussi, ses choix devenus indéfectibles, de préférer la lucidité au déni et, plus important encore, le pardon à la haine.

Le Docteur Dominique Barbier, préfacier du présent recueil, est psychanalyste en Avignon. Il a précédemment exercé comme psychiatre. Ancien chargé de cours à la Faculté de médecine de Lyon, il participe à la recherche et à l’enseignement de la psychiatrie et a écrit de nombreux ouvrages et articles dans ce domaine, dont notamment La Fabrique de l’homme pervers.

Présentation de Narcisse et Coquelicot
Narcisse et Coquelicot est une histoire d’amour. C’est l’histoire d’amour que j’ai vécue juste après le décès de ma mère. Cette dernière, n’ayant jamais su m’aimer, j’ai passé ma vie à
rechercher une maman de cœur. Et puis…, je l’ai rencontrée. Elle m’évoquait tellement ma maman…, sauf qu’elle, elle m’aimait ! Mais cet amour ne cessait de me questionner et avec le
temps de me faire souffrir de plus en plus intensément. Ma passion pour elle était à l’égal de mes incompréhensions, doutes et angoisses.
Elle avait aussi une façon d’écrire qui me séduisait, un rapport aux mots qui jusque-là m’était inconnu. Son rapport aux mots a sans doute été contagieux. Ainsi, un jour, débordante
d’émotions, de ressentis et d’amour pour elle, j’ai commencé à lui écrire des poèmes. Ces poèmes jaillissaient du plus profond de mon âme et de mon cœur, dans l’urgence et avec une nécessité absolue. De nombreux poèmes ont été écrits dans ma voiture, m’arrêtant sur le bas-côté de la chaussée pour vite coucher sur le papier les mots qui coulaient tels une fontaine.
Ces poèmes retracent mes questionnements, mes perceptions, mes angoisses tout autant que ma passion pour elle, mon amour enfantin qui enfin pouvait s’exprimer ! Tout au long de cette
histoire d’amour, je pressentais que je vivais quelque chose de différent, et hélas, d’une différence qui était destructrice. Ma santé déclinait au fil des mois, c’est ce qui m’a forcée à
chercher à comprendre ce qu’il se passait.
La fin de mes écrits correspond à la fin de cette histoire, j’ai tout compris, tout s’est dénoué avec une limpidité implacable et seul un point final s’imposait, sans toutefois oublier l’essentiel…

Préface de Dominique BARBIER
Une des premières personnes à qui j’ai soumis mon manuscrit a été le Docteur Dominique BARBIER, auteur notamment de l’essai « La Fabrique de l’homme pervers » publié aux
éditions Odile Jacob.
En effet, son livre ainsi que Le Génie des origines de Paul-Claude RACAMIER et Faire face à la perversité de Lytta BASSET, m’ont permis de comprendre la cause de cette
différence si destructrice dans cette relation d’amour si intense.
Ainsi, quand j’ai reçu en retour ces mots de Dominique BARBIER , trouvant mes poèmes très beaux et très émouvants et concluant en me conseillant de les publier et en se proposant d’en
faire la préface, j’ai entamé le parcours des auteurs cherchant à publier leur première œuvre.

Préface

J’aime les parcours atypiques et Claudine RENIERS est une femme au parcours atypique. Autant sensible et fragile que forte et courageuse, elle a su changer radicalement d’orientation professionnelle quittant le management et les sciences exactes pour rejoindre les sciences humaines ; elle a su transformer un déboire professionnel en une découverte de toute une part de sa personne qui lui était méconnue et surtout elle y a trouvé une source de progrès et d’épanouissement profond !

Ainsi, à l’âge de 50 ans, elle découvre un autre monde, un nouveau mode de pensée et s’ouvre à la philosophie et la sociologie. Sa souplesse d’adaptation et son ouverture d’esprit sont dignes d’éloges.

Dans ce recueil de poésie plein de finesse et de tact, elle évoque un lien affectif intense, un grand élan amical qui semble ne pas avoir été partagé et retentit – à cause des conséquences induites par la froideur et la distance rencontrée – sur sa vie affective.

Claudine RENIERS exprime avec délicatesse, poésie et une certaine naïveté, un véritable chagrin d’amitié qui renvoie à l’attachement à la mère, non suffisamment comblante et sevrante à la fois !

Cette attraction très forte évoque bien sûr la très grande proximité de Montaigne et De la Boétie : « parce que c’était lui, parce que c’était moi ».

Mais dans ce que Claudine exprime à demi-mot, dans ces poèmes d’une grande douceur et d’une grande finesse, il y a la souffrance et quelquefois l’impression d’être manipulée dans ses élans platoniques. Au point que quelquefois la relation devienne toxique sans qu’on accepte de voir que nous avons été partie prenante. Pour l’auteur, qui n’est pas dupe, une telle partition se joue à deux.

Ce recueil est beau de cette amitié et de ce qu’il exprime, sans aucun esprit de revanche et hors de tout souhait de régler des comptes. Généreux, simple, émouvant il nous montre que Claudine RENIERS a su garder une belle capacité créatrice et évoque avec tact et générosité son chagrin.

L’écriture vagabonde et les mots se répondent entre images et émotions, qui parlent de l’enfance, des coquelicots, des nuages, de la clarté, de la poudre d’étoiles, des silences, de l’impossible, en vagabondant d’associations d’idées en associations libres, comme en psychanalyse ! Car pour se sortir de cette dépendance affective dans laquelle nous sommes aussi partie prenante, il est nécessaire de trouver une aide : le thérapeute sans doute, l’écriture aussi…

Et l’on voit bien que Claudine RENIERS ne trouve plaisir que dans une démarche de compréhension afin d’accepter le réel de l’existence.

Soulignons qu’une petite maison d’édition, Maïa, a accepté la publication de ce recueil avec enthousiasme et audace. Ce qui est bien à notre époque de rentabilité à tout crin !

Quand une femme écrit, son style est immédiatement singulier ! Même si elle pense ne se situer que dans l’instant, elle sait témoigner de l’inhabituel et du particulier de l’existence. La femme nous enseigne la patience et la fertilité, la différence et l’acceptation de l’autre en soi. L’utérus, la nidation, la gestation n’ont pas encore délivré tous leurs mystères !

C’est de ce point de vue que les poèmes de Claudine RENIERS pleins de fraîcheur sont à entendre !

Docteur Dominique BARBIER Psychanalyste, Avignon

 

Prologue

Un merci pour la fin

Au commencement, il y a la fin

La faim inassouvie de l’amour d’une mère

De ma mère à la mer, la noyade…

Mais un jour je me suis noyée dans ton regard Un regard qui n’était qu’un miroir aux alouettes

Et, jolies alouettes, vous vous êtes envolées…

Vol de quelques mois pour gagner une vie

Ma vie ! Car tu m’as libérée de mon chagrin d’enfance

Et l’enfant que j’étais te dit : merci, gentil coquelicot !

 

Premiers mots d’amour

Les fleurs sèment l’espoir, volent au vent les pétales

Les pétales tournoient dans les pensées

Les pensées multicolores parsèment le chemin

Le chemin n’est pas unique, il y en a mille

Mille-feuilles de menthe et de thé vert

Vert j’espère !

J’espère m’y retrouver dans ce dédale de liens

Liens d’amour, d’amitié ou de folie

Folie d’aimer, d’espérer, de vivre !

Vivre au jour le jour pour ne pas mourir

Mourir de quoi ? Mourir d’amour pardi !

Le paradis…

 

Les bancs du parc

Des bancs au gré d’un parc, entre ombre et soleil

Le soleil réchauffe les cœurs de la piquante brise

La brise entaille la chair de mille aiguilles

Aiguilles de doute, de manque, d’incertitudes

Incertitude, tu me fais souffrir et pourtant que serait le monde sans toi ?

Toi qui fais battre la chamade à mon cœur

Cœur d’artichaut ? Cœur de pierre ou cœur de fleur ?

À fleur de peau reviennent les souvenirs

Souvenirs d’hier et de demain

Demain porteur d’espoirs et de désespoirs

Désespoirs à apprivoiser tels de trop familières bêtes sauvages

Bêtes sauvages, respectons vos libertés !

Liberté de vie et de mort, n’en n’abusez pas…

Pas à pas, comme un enfant vacillant, je cherche l’équilibre

L’équilibre, une équation sans solution ?

Solution qui résout ou dissout tout

Ce tout qui n’est qu’amour, oscillant entre ombre et soleil…