Le moi d'après, Les Sentes de la conscience 2

de Gérard Blua
ISBN: 978-2-37916-336-4

19,00

« Gérard Blua continue toujours et encore dans cette même ligne haletante : désespoir, séquelles de Mai 68, dédoublement constant. Il imagine la prison, se voit dans tous les ailleurs, évoque la femme amoureuse mais aussi martyre, les mots se désagrègent alors que l’esprit est douloureux. Est-il Polonais ou Sud-Américain ? Qu’importe dans le fond car le chant jaillit, invincible. »
Mariel Vernon livre cette analyse en 1982 pour présenter Maux-Dire de Gérard Blua. Quarante ans plus tard, Le Moi d’Après, deuxième roman de la trilogie Les Sentes de la conscience, présente les mêmes puissance et profondeur.

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« Gérard Blua continue toujours et encore dans cette même ligne haletante : désespoir, séquelles de Mai 68, dédoublement constant. Il imagine la prison, se voit dans tous les ailleurs, évoque la femme amoureuse mais aussi martyre, les mots se désagrègent alors que l’esprit est douloureux. Est-il Polonais ou Sud-Américain ? Qu’importe dans le fond car le chant jaillit, invincible. »
Mariel Vernon livre cette analyse en 1982 pour présenter Maux-Dire de Gérard Blua. Quarante ans plus tard, Le Moi d’Après, deuxième roman de la trilogie Les Sentes de la conscience, présente les mêmes puissance et profondeur. À rapprocher des atmosphères kafkaïennes, il offre une originalité supplémentaire : ce ne sont pas des chapitres qui découpent le roman, mais des audiences. C’est un procès qui se déroule devant nous, celui de l’auteur, les échos de son vécu venant témoigner de toutes parts : des personnages et des situations qui portent dans le tribunal les éléments contradictoires de sa personnalité de coupable 5-7-45, qu’il convient de condamner au terme des auditions. Mais le verdict apportera sa dose d’étonnement et de surprise.
« Vous avez la carte ? » La question qui clôt le tome premier, Le Je Interdit, est récurrente tout au long des audiences et accompagne la plongée en apnée de l’auteur dans les méandres de l’agonie de notre société. Un livre important de Gérard Blua, dès 1977, ne s’appelait-il pas : Dernières nouvelles d’un monde qui meurt ?

Formé aux humanités et à la philosophie, Gérard Blua a su diversifier son écriture pour porter systématiquement son message et sa vision structurelle de la société. Pour cela, toutes les expressions littéraires lui ont semblé un havre d’accueil naturel : poésie, essai, chroniques, nouvelles, romans, théâtre, entretiens ou biographies d’artistes. Mais ce sont surtout ses combats de défense et sauvegarde de la langue française à partir de 1990 qui ont marqué son action et son cheminement littéraire. Cet ouvrage est le soixantième de sa plume dans le cours d’une carrière étalée sur cinquante années.