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Echo et contrepoint

de Christine Bretonnier - Stéphane Marty
ISBN: 978-2-37916-157-5

16,00

« J’ai aimé le petit air de cousinage avec Villon, avec Rimbaud, qui passe dans des échos de mots ou de rythme, sans jamais s’imposer autrement que par des «airs», justement. Mais j’étais désolée de cette misère, ce dénuement, cet abandon qu’ils fredonnent souvent et clament parfois, ceux de l’existence journalière et ceux du destin. Et c’est sans doute ce que veut ce recueil, qu’on soit sans cesse désolé-consolé-désolé. Car je suis d’ordinaire une lectrice assez docile. »
« C’est une belle idée que ces poèmes jumeaux, si différents de ton, une vraie conversation pourtant, mais plus parallèle que croisée. D’un côté les jeux avec les mots comme des tours de carte, des surprises de racines et d’images, sauts de registres et enchaînements incongrus, et puis de l’autre plus de préciosité, de silences, parfois de brièveté plus solennelle… un écho qui rend les choses plus définitives dans des formules moins familières. Pas forcément plus terribles : mais le «je dansais» qui répond à «la maison du poète s’effondre» est-il une consolation ? »
« C’est très noir, c’est très curieux, c’est très changeant aussi selon l’humeur qu’on a. Celui qui n’a plus rien a sa trousse pour écrire, et on est bien content. Comme ce sont des mots qui en sortent comme dans un dessin de Topor, on se dit que la consolation est là, et que le pauvre n’est plus tout à fait seul avec son sac, et que ses mots sont bien trouvés et bien troussés, et que c’est toujours bon à prendre. »
Marie-Anne Arnaud-Toulouse

Catégorie : Product ID: 4427

« J’ai aimé le petit air de cousinage avec Villon, avec Rimbaud, qui passe dans des échos de mots ou de rythme, sans jamais s’imposer autrement que par des «airs», justement. Mais j’étais désolée de cette misère, ce dénuement, cet abandon qu’ils fredonnent souvent et clament parfois, ceux de l’existence journalière et ceux du destin. Et c’est sans doute ce que veut ce recueil, qu’on soit sans cesse désolé-consolé-désolé. Car je suis d’ordinaire une lectrice assez docile. »
« C’est une belle idée que ces poèmes jumeaux, si différents de ton, une vraie conversation pourtant, mais plus parallèle que croisée. D’un côté les jeux avec les mots comme des tours de carte, des surprises de racines et d’images, sauts de registres et enchaînements incongrus, et puis de l’autre plus de préciosité, de silences, parfois de brièveté plus solennelle… un écho qui rend les choses plus définitives dans des formules moins familières. Pas forcément plus terribles : mais le «je dansais» qui répond à «la maison du poète s’effondre» est-il une consolation ? »
« C’est très noir, c’est très curieux, c’est très changeant aussi selon l’humeur qu’on a. Celui qui n’a plus rien a sa trousse pour écrire, et on est bien content. Comme ce sont des mots qui en sortent comme dans un dessin de Topor, on se dit que la consolation est là, et que le pauvre n’est plus tout à fait seul avec son sac, et que ses mots sont bien trouvés et bien troussés, et que c’est toujours bon à prendre. »
Marie-Anne Arnaud-Toulouse

Christine Bretonnier, professeur agrégé de lettres modernes, essayiste et poète, spécialiste des écrivains du XXe siècle, titulaire de deux doctorats sur Giono, le premier soutenu à la Sorbonne sous la direction de Henri Godard et le second à Denis Diderot sous la direction de Julia Kristeva, nous livre ici un recueil de poèmes en collaboration avec Stéphane Marty.
Né en 1961, Stéphane Marty n’avait rien publié, bien qu’il écrive depuis l’âge de douze ans. Ses écrits, remisés dans cartables et mallettes, le suivent partout au hasard de ses pérégrinations dans l’existence. Il a exercé divers métiers, pendant une dizaine d’années, puis intégré la RATP de papa, où il est resté près de vingt-huit ans. Rien d’extraordinaire dans sa vie, dit-il : « …mais tout de même, des moments lumineux. Les livres sont de ces moments-là. »