
Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Pourquoi cette vie ?
C’est pour affiner et partager mes réponses à ces questions que j’ai souhaité créer ce cercle.
Mon livre « Reconnaître notre destinée »présente un ensemble de témoignages sélectionnés à partir de cinquante années de lectures et décrit une vision qui en ressort, appuyée sur mes réflexions et quelques expériences personnelles.
Je crois avoir discerné une certaine convergence dans toutes ces sources, et plusieurs idées optimistes guident ma recherche :
- Toute opinion sincère comporte une part de vérité. Ce qui n’exclut pas des erreurs, des contradictions et des différences d’interprétation.
- Chaque situation que nous vivons a un sens pour nous. Les épreuves que nous traversons ont quelque part une raison d’être bénéfique, même si elles peuvent nous paraître difficiles à accepter.
- Ce que nous voulons vraiment au fond de nous finit par se produire, sous une forme ou sous une autre. En quelque sorte, les événements que nous observons sur cette Terre constituent un rêve partagé que chacun perçoit en fonction de ce qu’il est profondément, alors que nous sommes tous liés à un certain niveau.
Pour terminer cette introduction, en référence à l’illustration choisie pour ce cercle, quelques lignes extraites de mon livre :
« Je crois que l’attention portée à un animal de compagnie, en particulier à un chien, manifestée par des soins prodigués tout en respectant sa nature et sa liberté profondes, est une voie efficace pour développer l’amour en nous… à condition bien sûr de ne pas oublier les êtres humains qui nous entourent. »
Jacques Bongrand, auteur du livre Reconnaître notre destinée

10 Comments
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Très intéressant ! Cette vision optimiste, notamment lidée que chaque épreuve a un sens, résonne profondément. Lexemple du chien comme catalyseur de lamour est particulièrement touchant et pertinent. Merci pour ces réflexions inspirantes.
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Très belle réflexion ! Lidée que chaque situation a un sens est réconfortante. Lexemple du chien est touchant et напоминает limportance de lattention aux choses simples de la vie. Merci pour cette vision optimiste et inspirante.
Jacques Bongrand
Ci-dessous un extrait de mon livre qui fait suite au passage cité à la fin de l’introduction, en résonance avec les premiers commentaires reçus, dont je remercie les auteurs :
« … Le chien aime son maître, qui généralement n’attend pas de cette relation un bénéfice matériel, même si des médecins en ont souligné des effets positifs pour sa santé. Et nous percevons chez un chien une moins grande richesse de caractéristiques particulières que chez un compagnon humain, ce qui rapproche le sentiment porté au premier d’une forme d’amour universel. »
Jacques Bongrand
Dans un cercle littéraire tel que celui-ci, il me parait approprié de dévoiler quelques ouvrages sélectionnés dans mon livre. La première citation est la suivante :
« Sache que la vie est un jeu et fais semblant de croire à ce jeu… Mais en Toi, inlassablement, éveille le dieu qui sommeille. »
L’évangile de la Colombe, Oria, édition de l’Osiride, 1981.
Jacques Bongrand
Deuxième ouvrage que je cite :
Le Dalaï-Lama parle de Jésus, 1995, traduction française, Brepols, 1996.
Il y est mentionné cette parole : « D’après ma propre expérience, toutes les grandes traditions religieuses du monde parlent une langue et délivrent un message communs… »
Jacques Bongrand
« En choisissant de nous identifier avec une partie de nous-mêmes qui DOIT mourir, nous nous condamnons à mort » écrit un maître de yoga (La voie de la paix intérieure, B.K.S. Iyengar, 2005, traduction française, J’ai lu 2010).
Cette citation, tirée de la quatrième référence de mon livre, paraît un bon point de départ pour tenter de rapprocher les visions matérialiste et spirituelle en admettant que chacune comporte une part de vérité, que ni les milliards de personnes qui doutent d’une existence détachée du corps, ni les milliards d’autres qui espèrent une vie éternelle ne peuvent se tromper complètement.
La méditation ou la prière seraient-elles des voies pour percevoir en nous, plus ou moins fugitivement, une composante immortelle ?
Jacques Bongrand
La citation précédente peut être rapprochée de la question de la réincarnation à laquelle beaucoup d’humains croient et beaucoup d’autres ne croient pas. Mon livre rappelle que son existence était admise par les chrétiens des premiers siècles de l’Eglise, qui pouvaient s’appuyer sur un passage des Évangiles (Jean, IX, 2-3).
Une première réponse qui pourrait convenir à tous est que certains éléments de ce que nous sommes appartenaient à d’autres personnes dans le passé. Il reste à préciser lesquels et à en estimer les conséquences…
En effet, la science reconnaît bien que nos gènes peuvent se retrouver chez nos descendants et que, plus généralement, des molécules issues d’un corps décomposé peuvent participer à la constitution d’un organisme nouveau. Qu’en est-il des éléments plus subtils de notre personnalité que sont les souvenirs enfouis, ou les leçons tirées d’expériences oubliées ?
Jacques Bongrand
« Chacun doit se délivrer lui-même. Le Bouddha nous a proposé une méthode de salut, mais ne s’est jamais présenté comme un sauveur » a écrit au début du vingtième siècle une grande voyageuse qui avait cherché la sagesse en Extrême Orient (La lampe de sagesse, Alexandra David-Néel, Pocket, 1995).
En découvrant cette phrase, associée à la cinquième référence de mon livre, j’étais séduit par la responsabilité première que la spiritualité orientale reconnaissait à tout être humain dans l’orientation de sa destinée. Cette responsabilité, qui correspondait à mon intuition spontanée, me semblait particulièrement contraster avec l’idée de grâce, don gratuit de Dieu, exposée avec différentes nuances par des théologiens chrétiens.
Mais au fond, ces visions apparemment éloignées ne se rejoignent-elles pas dans une affirmation telle que : « le royaume de Dieu est au-dedans de vous » (Luc, XVII, 21) ?
Jacques Bongrand
La sixième source citée dans mon livre se présentait comme un manuel, fondé sur une tradition tibétaine, pour développer des capacités telles que voir le halo qui entourerait tout être vivant ou se déplacer hors de son corps physique (Les secrets de l’aura, T.Lobsang Rampa, 1965, traduction française, J’ai lu 1972).
Bien que désireux de conforter par des expériences directes l’idée que nous sommes des êtres plus vastes que la réalité que nous percevons, je n’ai jamais pris le temps de mener à bien les exercices que recommandaient de nombreux ouvrages de ce type … de même que je n’ai pas assisté personnellement à toutes les expérimentations sur lesquelles s’appuyaient les cours de sciences physiques qui ont concouru à ma formation d’ingénieur.
Comme beaucoup d’autres, j’ai donné la priorité à des activités plus directement orientées vers des préoccupations terrestres. Mais j’éprouve de la reconnaissance pour les chercheurs sincères qui se sont efforcés d’entrouvrir des portes vers l’au-delà. À chacun de poursuivre la mission qu’il a pu reconnaître.
Jacques Bongrand
Contrairement à la précédente, la septième source que je cite présente un caractère scientifique difficilement contestable : il s’agit d’une description de « l’effet Kirlian », mis en évidence par des expérimentateurs qui ont réussi à photographier systématiquement des halos entourant par exemple une feuille d’arbre ou une main humaine (Initiation à l’effet Kirlian, Georges Guilpain, Éditions du Rocher, 1996).
Le rapprochement avec l’ouvrage précédemment cité illustre la différence entre des témoignages spectaculaires mais non reproductibles ou vérifiables et des faits plus limités établis par des expériences nombreuses. Ici d’un côté une aura changeante et riche d’informations sur la personne dont elle émane, de l’autre une simple lumière associée à la vie.
Une conclusion banale est que l’état actuel de la science nous apporte des indices qui peuvent nous guider et qui nous encouragent à élargir notre vision du monde, sans suffire à répondre à des questions qui procèdent d’une autre dimension.