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Cercle Littéraire Matriochka – Le Désordre des poupées de Catherine Kazan

J’ai souhaité ouvrir ce cercle de partage et d’échange autour du thème du « lien à la mère » qui est sans doute l’un des plus forts, des plus mystérieux, des plus fondateurs de nos existences. C’est aussi le fil conducteur de mon premier roman, « Matriochka, le désordre des poupées » qui aborde des thèmes qui nous concernent tous… La naissance et la mort, la filiation, l’amour et la perte, la guerre. 

Le récit se nourrit de la force symbolique des poupées russes : chaque poupée que l’on ouvre dévoile un récit, un secret, un héritage, des souvenirs familiaux, des voix de femmes oubliées. Mémoires que Léna, l’héroïne, remonte patiemment. Matriochkas… La syllabe “Ma”, héritée du sanskrit, résonne dans bien des langues qu’elles soient africaines, latines, slaves. Elle contribue à désigner celle qui tisse notre chair, celle dont nous partageons chaque battement de cœur pendant des mois, celle avec qui nous nous vivons la première séparation lorsque l’heure de la naissance est arrivée, celle avec qui le cordon n’est parfois pas réellement coupé…

Ce lien n’est jamais simple. Il peut être douceur et refuge, comme pour Léopold Sédar Senghor, qui dans son magnifique poème “Oh toi, Daman, ma mère”, chante la tendresse, la chaleur des bras maternels, la certitude d’être aimé. Il peut au contraire, être douleur et manque, comme pour Marguerite Yourcenar, marquée toute sa vie par la perte de sa mère, morte en lui donnant naissance.

Entre ces deux extrêmes, chacun de nous porte une histoire singulière… Et vous, quel est votre lien à la mère ?

Catherine Kazan, auteure du livre « Matriochka, le désordre des poupées »

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